Une bibliothèque en forme de passerelle

 

Cette page regroupe les liens vers nos synthèses de livres.  Les plus récentes sont signalées en vert.

Ces oeuvres, produites par des auteurs venant d’horizons intellectuels en apparence éloignés voir étrangers, sont pourtant réunies dans une cohérence que traduit simplement ce propos du Cardinal de Lubac : « La cause de Dieu dans la conscience et la cause de l’homme dans la société sont liées. »

Leur association ici peut être vue comme une ébauche de mise en lien de la théologie et de la pensée chrétienne avec les diverses sensibilités de l’écologie politique, de la décroissance.  

Cette rencontre potentielle est pleine de promesses : l‘engagement chrétien pour la décroissance est impulsé du coeur même de notre foi en un Dieu qui s’est donné à l’homme et à toute la création dans l'absolue humilité du Christ, notre seul et unique sauveur.

 

 

 

 

 

  • André AmarLa croissance et le problème moral  (Le mythe moderne de la croissance, fondé sur un déchaînement d’agressivité, rompt avec les sources judéo-chrétiennes de la morale occidentale.)

 

 

  • Hans-Urs von Balthasar, L'amour seul est digne de foi (Face à la dérive anthropocentrique des temps modernes et à la tentation gnostique, la théologie doit repartir de ce centre absolu dont tout procède : la Révélation de l'amour gratuit du Dieu Tout Autre, manifesté dans la kénose du Christ. Saisi, l'homme est appelé à répondre à l'amour par l'amour.)

 

 

 

  • Jean Bastaire, Pour une écologie chrétienne  (La dimension cosmique du salut est au centre de l’écologie chrétienne : celle-ci ouvre l’homme au renoncement à sa toute-puissance prédatrice et au rétablissement de sa vocation de rassembleur en Christ de toute la création.)

 

 

 

  • William Cavanaugh, Eucharistie-Mondialisation - La liturgie comme acte politique (Sous l'influence des théories politiques libérales, l'Etat moderne a relégué la foi catholique dans la sphère privée et s'est substitué à l'Eglise comme centre du salut. L'Eucharistie nous affranchit de cette théologie masquée et rétablit la foi dans son essence politique.)

 

  • Vincent Cheynet, Décroissance ou décadence  (La décroissance est un Non ferme opposé à l'idéologie et à la société de croissance, anthropologiquement fondées sur le refus de toute limite et le fantasme infantile du toujours plus.)

 

  • Yves Congar, Pour une Eglise servante et pauvre  (La hiérarchie et l’autorité d’Eglise, telles que Jésus l’enseigne aux apôtres, est entièrement subordonnée au principe du service fraternel en vue de la réalisation du Corps mystique. Dans son histoire, l’Eglise, après la réforme grégorienne, a largement trahi cet idéal évangélique.)

 

  • Jacques Ellul, L'espérance oubliée (Sous le joug de ses systèmes politiques et techniques, l'homme de notre temps est désespéré. Dans ce contexte, le fait spirituel majeur de l'époque moderne est le silence du Dieu d'amour, rejeté des hommes. L'espérance, pur don de Dieu et cri vers le Dieu de la promesse, n'émerge que dans la conscience aigüe de cette déréliction, et dans le renoncement aux illusions des "solutions humaines".)

 

  • Jacques Ellul, Anarchie et christianisme (L'hostilité réciproque entre anarchie et christianisme ne repose que sur un immense malentendu, nourri par la large soumission des chrétiens aux autorités politiques et par une perception erronée de Dieu par les anarchistes. La Bible révèle pourtant leur convergence fondamentale.)

 

  • René Girard, Achever Clausewitz (A travers les guerres napoléoniennes, Clausewitz entrevoit le déchaînement d'une violence mimétique, ouvrant l'ère d'une inarrêtable "montée aux extrêmes". Celle-ci doit être appréhendée dans sa portée apocalyptique : elle révèle simultanément la source originelle de cette violence et la sainteté dans l'imitation du Christ, dont le Royaume vient par l'intensification réciproque de la violence et de la vérité.)

  • André Gorz, Misères du présent, richesse du possible (1) , (2) (Le capitalisme «post-fordiste» perpétue comme norme et comme justification des droits, un travail dont il abolit pourtant massivement l’accessibilité et la dignité. Il faut oser l’Exode de la société salariale.)

  • Ivan Illich, La convivialité (La spécialisation à outrance et le monopole radical du mode de production industrielle réduisent l'homme à une matière première au service de l'outil; la surproduction se retourne contre elle-même en s'avérant paradoxalement contre-productive. A contrario, le projet d'une société conviviale invite à une réappropriation autonome et populaire des outils, de la définition des besoins humain et de leur satisfaction.)

  • Ivan Illich, Némésis médicale - L'expropriation de la santé (Dans son monopole professionnel sur le soin et dans sa prétention délirante à contrôler nos vies, l'entreprise médicale, idole moderne et paradigme de l'institution industrielle, produit le contraire de ses buts affichés et devient, en elle-même, une menace pour la santé.)

 

  • Charles Journet, Entretiens sur les fins dernières (L'eschatologie chrétienne comme accomplissement de toute la création, récapitulée dans le Christ : la rédemption, le jugement particulier, le purgatoire, la résurrection des morts, le jugement dernier, la possibilité de l'enfer, l'Eglise du Ciel, la vision béatifique.)

 

  • Jean-Pierre Lebrun, Un monde sans limite (1) , (2) (Dans une perspective psychanalytique, l’illusion d’un monde sans limite, promue par le discours potentiellement totalitaire de la science, est directement articulée à la désymbolisation de nos sociétés et à l’ébranlement de la figure paternelle.)

 

  • Henri de Lubac, Catholicisme – Les aspects sociaux du dogme (1) , (2) (Le catholicisme est social par essence : face à l’individualisme ambiant auquel les catholiques n’échappent pas, l’Ecriture Sainte, les Pères de l’Eglise, tous les dogmes et sacrements révèlent la portée universelle de la rédemption et du salut du monde.)

 

  • Henri de Lubac, Le drame de l’humanisme athée (1) , (2) , (3) (Humanisme positiviste, marxiste et nietzschéen sont les trois principales faces d’un athéisme inhumain face auquel se lèvera le génie prophétique de Dostoïevski.)

 

  • Mauvaise troupe (collectif), Défendre la ZAD (Au delà d'une mobilisation contre l'aéroport de Notre Dame des Landes et d'une résistance aux violences policières, la ZAD, ici et ailleurs, est le lieu où s'expérimente un nouveau rapport au monde, à la nature et aux autres, affranchi des logiques marchandes et étatistes. En cela d'abord, la technocratie et ses propagandistes lui vouent mépris et haine viscérales.)

 

 

  • Lewis Mumford, Les Transformations de l'homme (Des pyramides jusqu'à l'ère du nucléaire et de "l'homme amélioré", la longue histoire de l'humanité est un lent détournement de ce qui fait la vocation première de l'homme : produire des langages, des symboles, des rites et des liens forgés dans son rapport au monde surnaturel, et non des outils en vue d'un progrès mécanique et d'un monde refabriqué.)

 

 

  • Karl Polanyi, La Grande Transformation  (L'irruption du libéralisme économique au 19ème siècle est un phénomène entièrement inédit dans l'histoire humaine. Toutes les sphères humaines, sociales et naturelles se trouvent brutalement subordonnées aux impératifs du Marché. Cette utopie purement matérialiste ne pouvait qu'engendrer un désastre civilisationnel intégral.)

 

  • Léon Tolstoï, L'esclavage moderne (La misère sociale et morale du monde ouvrier n'est pas le produit de "lois de l'économie" prétendument naturelles. Elle est l'expression d'un nouvel esclavage moderne, fixé par des lois, relatives à l'impôt, la terre et la propriété, au seul service d'une caste de privilégiés. Devant Dieu, il est temps pour les peuples de s'affranchir des gouvernements, de leurs ruses et de leurs violences.)

 

 

 

  • Maurice Zundel, Croyez-vous en l’homme ?  (Esclave de sa biologie, l’homme croit en son savoir et en sa puissance, non en sa valeur et en sa dignité, qui se manifestent au plus intime de lui-même, dans le total dépassement et don de soi.)

 

  • Maurice Zundel, Emerveillement et pauvreté (Le Christ nous révèle la pauvreté de Dieu dans le lavement des pieds. Par l’imitation du Christ, l’homme découvre sa seule vraie grandeur : il naît à lui-même dans son abaissement et en Lui devient présence universelle pour le Corps mystique.